Alexandre Maral, avec la collaboration de Cyril Pasquier
Les catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par la RMN-GP
Logotype du château de Versailles

Victoire Richelieu ou Femme du type de l’Héra Borghèse
Statue antique

Illustrations de comparaison
Étienne Baudet, Statue antique de marbre d’une femme, au Louvre, haute de 6 pieds 4 po., 1677. Gravure publiée dans André Félibien, Tableaux du Cabinet du roy. Statues et bustes antiques des maisons royales, t. I, 1677. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, A13-133, pl. 10
Michel-Antoine Garreau, La Victoire, 1816. Dessin. Versailles, Bibliothèque municipale, Ms M 109, p. 188
Descriptif

Inventaire de 1707 : « Une statue antique, de marbre blanc, représentant une victoire, en pied. Elle est toute couverte d’une draperie, n’ayant que le bras droit levé et nud. Elle tient un reste de couronne de laurier dans sa main et regarde un bâton qu’elle tient de la main gauche, qui est à demy levée. Cette figure a, de hauteur, six pieds quatre pouces. La teste est raportée sur les espaules ; le front, le nez et les bras sont aussi raportez. Le bas de la figure est cassé au-dessous des genoux et la draperie mutilée en plusieurs endroits ».

Inventaire de 1722 : « Une figure de femme, antique, en pied, toute vêtue, posant sur la jambe gauche. La tête est mutilée au front. Le nez, les cheveux, le bras droit, qu’elle a élevé, de la main duquel elle tient une couronne, et le gauche, dont elle tient un bâton, sont modernes, ainsi que les jambes, depuis le dessous des genoux. Du dessus de la plinte au sommet de la tête, elle a 6 pieds 3 pouces ».

Historique

Paiement mentionné par les sources comptables le 12 mars 1684 à François Girardon « pour avoir restauré sept figures de marbre posées dans la Gallerie du chasteau de Versailles ».

Antique de la collection Richelieu, décrite en 1643 au Palais-Cardinal.
Passée dans les collections royales, l’œuvre est représentée en 1677 au Louvre par Étienne Baudet.
Restaurée et complétée en 1683 ou 1684 par Girardon avant installation dans la Grande Galerie, probablement au plus tard en mars 1684, date à laquelle le sculpteur François Fontelle fut rémunéré « pour les journées qu’il a employées à la conduitte des figures que l’on a levées, descendues et voiturées tant dans la Gallerie et à la démolition du chasteau, que celles voiturées dans le Petit parc ».
Inventoriée en 1686 entre le bassin d’Apollon et le Grand Canal, où elle est située précisément côté nord, sur le troisième piédestal à partir du bassin d’Apollon, par le plan correspondant à l’inventaire de 1686.
Transférée entre 1686 et 1694 côté sud, sur le troisième piédestal à partir du bassin d’Apollon.
Attestée dès 1707 sur l’allée sud d’Apollon au Grand Canal, suite à la transformation de la place à la tête du Grand Canal.
Pressentie en 1797 pour être transférée au musée du Louvre.
Retirée après 1837, la statue étant encore mentionnée cette année-là par l’Itinéraire ou guide du voyageur.
Inventoriée en 1846 en réserve à Versailles, à l’état de fragments.
Fragment, d’une hauteur de 120 cm, déposé à une date inconnue au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

Tête, front, nez et bras signalés rapportés par l’inventaire de 1707 et partie inférieure cassée au-dessous des genoux, couronne de lauriers fragmentaire et draperie mutilée en plusieurs endroits.
Tête signalée mutilée au front par l’inventaire de 1722 ; nez, cheveux, bras et jambes, depuis le dessous des genoux, réputés modernes.
Lèvre supérieure signalée tronquée en 1750 et épaule droite mutilée ; col et bras droit à rejointoyer en mastic et fils passim à mastiquer.
Reconnue « trop mutilé[e] pour être restauré[e] sur place » par Nicolas-François Dupré en 1785-1786.
Mentionnée en mauvais état, « couverte de mauvaises restaurations en plomb », par l’inventaire des Musées royaux, qui inventorie la statue parmi les sculptures modernes.
Signalée « détruite » en 1846.

Commentaire

Claude-Charles Guyonnet de Vertron et le Mercure galant de novembre 1686 ne mentionnant pas la statue dans la Grande Gallerie, la provenance de l’œuvre est connue grâce au guide de Piganiol de la Force.
Une note portée en marge de l’inventaire des Musées royaux fait état de la décision prise par la commission le 1er juillet 1833 de ne pas porter la statue, « détruite par le mauvais temps », sur les copies de l’inventaire.
Identifiée en 1999 par Jean-Luc Martinez.

Plans

Agence des Bâtiments du roi, [1686], « Plan du bassin d’Apollon et teste du Canal », no 72.
Lepautre, 1711, fol. 26vo-27 « Plan du bassin d’Apollon et de la teste du Canal », no 12.
Raymond, d’après Girard, 1714, no 120.
Delagrive, 1753, Bassin d’Apollon, no 18.
Contant de La Motte, 1783, Bassin d’Apollon, no 9.
Picquet, 1821, Bassin d’Apollon, côté du midi, no 9.
Laurent, 1829, Pourtour [du bassin d’Apollon], côté du midi, i (Dame romaine).

Sources figurées
Bibliographie
Index

Index iconographique :
Junon ; Victoire

Cette sculpture appartient à l’ensemble :
Allées d’Apollon au Grand Canal

Copyrights

Étapes de publication :
2021-07-21, publication initiale de la notice rédigée par Alexandre Maral et Cyril Pasquier

Pour citer cet article :
Alexandre Maral et Cyril Pasquier, Victoire Richelieu ou Femme du type de l’Héra Borghèse, dans Catalogue des sculptures des jardins de Versailles, mis en ligne le 2021-07-21
https://sculptures-jardins.chateauversailles.fr/notice/notice.php?id=586

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