Alexandre Maral, avec la collaboration de Cyril Pasquier
Les catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par la RMN-GP
Logotype du château de Versailles

Muse à la nébride, dite autrefois Bacchante
Statue antique

Illustration de comparaison
Michel-Antoine Garreau, Une bacchante, 1816. Dessin. Versailles, Bibliothèque municipale, Ms M 109, p. 301
Descriptif

Inventaire de 1707 : « Une statue antique de marbre blanc, représentant une baccante, en pied, ayant un cept de vignes et des grapes de raisins autour de la teste. Elle est couverte d’une manière de chemise avec une peau de léopard en forme d’écharpe, ceinte par le millieu du corps. Les bras sont nus, tenant de la main droite à demie [sic] levée une grape de raisins et, de la gauche, baissée, une torche allumée. Cette figure a, de hauteur, cinq pieds. La teste et les deux bras, chacun en deux morceaux, sont raportez et elle est cassée par le millieu du corps ».

Inventaire de 1722 : « Une figure de femme, en pied, posant sur la jambe gauche, coeffée de feuilles de vigne et de raisin; le bout du nez est restauré. Elle est antique depuis la tête jusqu’au milieu de la figure, ayant une peau sur l’estomac. De la main droite elle tient une grappe de raisin et le manche d’une serpette. La chemise dont elle est vêtue luy couvre la plus grande partie des jambes. Du dessus de la plinte au sommet de la tête, 4 pieds 11 pouces ».

Historique

Inventoriée en juillet 1695 dans les jardins de Marly, dans le bosquet du côté de Marly, comme provenant du magasin de Versailles.
Disposée en 1707 sur ordre de Louis XIV au bosquet de l’Étoile où l’œuvre est attestée dès cette année par le guide de Piganiol de la Force (approbation du 11 août 1707) et située à partir de 1711 par les plans dans l’angle sud de l’allée pentagonale.
Mise à l’abri en 2006.
Aujourd’hui présentée dans le vestibule arrière de l’escalier Louis-Philippe.

Signalée par l’inventaire de 1707 cassée par le milieu et la tête et les bras, en deux morceaux, rapportés ; bout du nez signalé restauré et moitié supérieure de l’œuvre réputée antique par l’inventaire de 1722.
Nez, main droite tenant une grappe de raisin, bras gauche depuis l’épaule, orteils et une partie du pied gauche, extrémité du museau de la peau de « tigre » et un morceau de draperie mentionnés en 1788 à rapporter.
Tête consolidée, avec rapport d’« une alèze en marbre formant presqu’entièrement le derrière de la tête et les deux côtés du cou » (alèze de 27 cm de circonférence), nez refait, main droite remontée et goujonnée, et morceaux de marbre rapportés – trois au bras droit, bandes pour consolider le même bras, un « fort morceau » sur le devant du bras gauche (cassé au milieu de l’épaule), deux morceaux pour reformer l’épaule gauche, deux au poignet gauche et quatre à la draperie – entre juillet et septembre 1820 par Jean-François Lorta.
Tête et bras droit rapportés entre 1850 et 1864.
Bras droit, serpe tenue de la main gauche et nez mentionnés en 1864 à restaurer.
Nez, deux bras et morceaux de draperie mentionnés manquants en février 1893 ; note portée en marge indiquant que l’œuvre est « inutilisable » (mention reprise de la liste d’octobre 1892).
Tête retrouvée au pied du socle de la statue le 17 mars 1895 ; main droite signalée manquante ainsi que deux morceaux, au ventre et à la cuisse gauche, « enlevés depuis longtemps ».
Signalée ruinée en 1920.

Commentaire

Curieusement inventoriée au musée du Louvre par l’inventaire de 1810 (partie « supplément », datable de la Restauration), avec pour provenance le bosquet de l’Étoile ; réputée en marbre de Luni et décrite comme une « figure de Bacchus en tunique longue serrée par une large ceinture », avec la précision qu’« on a rapporté sur cette statue une tête antique de femme ».

Plans

Lepautre, 1711, fol. 35vo-36 « Plan du bosquet de l’Étoile », no 6.
Raymond, d’après Girard, 1714, no 10.
Delagrive, 1753, Étoile, no 8.
Contant de La Motte, 1783, Étoile, no 7.
Picquet, 1821, Bosquet de l’Étoile, no 8.

Bibliographie

Piganiol de La Force, 1701, p. 392.
Piganiol de La Force, 1707, p. 322.
Dezallier d’Argenville, 1755, p. 102.
Piganiol de La Force, 1764, t. II, p. 179.
Dezallier d’Argenville, 1779, p. 122.
Almanach de Versailles, 1789, p. 55.
Almanach de Versailles, 1797, p. 17.
Duchesne, 1804, p. 83.
Duchesne, 1806, p. 85.
Duchesne, 1810, p. 144.
Duchesne, 1815, p. 141.
Duchesne, 1821, p. 115.
Vaysse de Villiers, 1822, p. 179.
Vaysse de Villiers, 1827, p. 233.
Guide du voyageur, 1837, p. 163.
Soulié, 1859-1861, t. III, 1861, p. 519.
Rémilly, 1899, p. 38.
Pinatel, 1963, p. 13, 44-45, 49, 63-65, 86, 89, 93-95, 98, 100, 174-177 (cat. 14), 224-225 et pl. XX.
Pinatel, 1979, p. 105 et 132-133.
Rosasco, 1980, p. 553-554, no 12.
Les antiques du Louvre, 2004, p. 85 (G. Bresc-Bautier).
Martinez, 2004, p. 221-222, no 400.
Cat. exp. Versailles et l’Antique, 2012, p. 119-120 (G. Bresc-Bautier).
Bresc-Bautier, 2019, p. 23 et p. 395-396, cat. 112.

Index

Index iconographique :
Bacchante ; Chevreau (peau)

Cette sculpture appartient à l’ensemble :
Bosquet de l’Étoile

Copyrights

Étapes de publication :
2021-07-21, publication initiale de la notice rédigée par Alexandre Maral et Cyril Pasquier

Pour citer cet article :
Alexandre Maral et Cyril Pasquier, Muse à la nébride, dite autrefois Bacchante, dans Catalogue des sculptures des jardins de Versailles, mis en ligne le 2021-07-21
https://sculptures-jardins.chateauversailles.fr/notice/notice.php?id=49

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