Alexandre Maral, avec la collaboration de Cyril Pasquier
Les catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par la RMN-GP
Logotype du château de Versailles

Mercure enlevant Psyché, dit aussi Mercure et Pandore
Adriaen De Vries (1556?-1626)

Illustrations de comparaison
Simon Thomassin, Mercure et Psyché. Gravure publiée dans Simon Thomassin, Recueil des statues, groupes, fontaines, termes, vases et autres magnifiques ornemens du château et parc de Versailles, 1694, pl. 76. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, GR 159
Agence des Bâtiments du roi, Mercure et Pandor, dans le jardin de l’Orangerie à Versailles, vers 1700. Dessin. Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE FB-26-FOL, dessin no 1966b (microfilm F 001695)
Descriptif

Inventaire de 1707 : « Un grouppe de bronze représentant Mercure nud, en pied, qui enlève Pandore. Il a son bonnet aislé sur la teste et des ailes aux talons. Pandore, aussi nue, a le bras droit eslevé, tenant sa boëte à sa main, et une draperie, qui tombe entre les deux figures, pend derrière la cuisse et la jambe de Mercure. Ce grouppe a, de hauteur, sept pieds sept pouces depuis la plinte jusqu’au haut de la boëte, et a été fait par Jean de Boulogne ».

Inventaire de 1722 : « Un grand grouppe de bronze d’un Mercure coeffé de son bonnet ailé, ayant ses talonnières aux pieds, qui enlève Psiché. Elle tient de la main droite la boëte de Pandore. Ces deux figures sont nues. Il a 8 pieds de haut. Par Jean de Boulogne, Italien ».

Historique

Exécuté en 1593 à Prague pour l’empereur Rodolphe II.
Entré en 1648 dans les collections de la reine Christine de Suède lors de la prise de Prague.
Donné en 1653 à Abel Servien, marquis de Sablé, négociateur de la paix de Westphalie.
Installé dans les jardins du château de Meudon, sur le parterre du château.
Acquis en 1670 par Jean-Baptiste Colbert.
Disposé dans les jardins du château de Sceaux.
Offert avant 1686 à Louis XIV par Jean-Baptiste Colbert de Seignelay.
Installé en 1686 au plus tard sur le parterre de l’Orangerie de Versailles, dans l’angle nord-ouest, où le groupe est situé par le plan correspondant à l’inventaire de 1686.
Transféré en 1701 à Marly sur ordre du roi du 16 mars.
Disposé en 1701 au jardin Haut sur ordres des 18 mars et 2 avril.
Inventorié en 1722 au « bosquet rond vis-à-vis le champ de Mars ».
Inventorié en décembre 1793, au jardin Haut, en vue de son transfert à Paris.
Transféré en 1799-1800 au jardin de l’Infante, au Louvre.
Envoyé à Saint-Cloud sur ordre de Jean-Antoine Chaptal, ministre de l’Intérieur, du 8 juillet 1802.
Mentionné à partir de 1813 sur le « perron du vestibule des appartemens du Roi de Rome », dit ensuite « perron du vestibule des appartements de Monsieur ».
Attesté à partir de 1845 dans les jardins de Saint-Cloud, au bassin du Fer à cheval, peut-être au même emplacement que précédemment.
Retiré et transporté en 1850 au musée du Louvre, selon un ordre donné le 26 juillet à l’architecte du château de Saint-Cloud par le ministre des Travaux publics.
Disposé le 2 août 1876 à l’entrée de la grande allée du jardin des Tuileries, d’après une note portée dans la colonne « Observations » du registre de mouvements des sculptures pour la période 1870-1910.
Encore attesté en mars 1885 dans le jardin des Tuileries.
Entré au plus tard en 1897 au département des Sculptures du musée du Louvre.

Commentaire

Attribué à Jean de Bologne par la majorité des sources anciennes.

Sources

Inventaire des sculptures des jardins de Versailles, 1686, p. 95, no 148.
Relation de Tessin, 1687, p. 160 (Mercure qui emporte la Vénus).
Inventaire des sculptures des jardins de Versailles, 1er janvier 1694, no 218.
Description des jardins de Versailles par Jourdain, janvier 1695, fol. 4.
Description des sculptures des jardins de Versailles, [juin 1698-avril 1699], p. 111-112.
Description des sculptures des jardins de Versailles, [1699-1702], fol. 68.
Registre des ordres de Louis XIV à Hardouin-Mansart, 1699-1702-1, fol. 125vo-126vo.
Inventaire des sculptures, 1707, p. 855-856.
Inventaire des sculptures, 1722, p. 148.
Description par Durameau, 1787, p. 198-199.
Inventaire des sculptures de Marly, 1er décembre 1793, no 74.
Procès-verbaux du conseil d’administration du Musée central des arts, septembre 1800-mars 1802, p. 33-39 (séance du 30 octobre 1800 ; « État des objets de sculpture non placés qui peuvent l’être, soit au musée central des arts, soit au musée des Monuments français, soit dans les maisons nationales ou qui peuvent rester dans les départements » adressé le 26 novembre 1800), à la p. 34.
Journal de Lenoir, 1791-1816, t. I, 1878, p. LXXXI-LXXXII (Liste des sculptures à remettre pour le château de Saint-Cloud, 30 juillet 1802), à la p. LXXXI.
État du mobilier et des sculptures délivrés pour le château de Saint-Cloud, 2 octobre 1802, no 42.
Inventaire des sculptures du château de Saint-Cloud, 11 novembre 1813, « L’Enlèvement d’Hébé par Mercure ».
Inventaire des sculptures des château et jardins de Saint-Cloud, 1824.
Inventaire des sculptures des jardins du château de Saint-Cloud, 1845.
Lettre de Baroche au comte de Nieuwerkerke du 26 juillet 1850.
Inventaire du château de Saint-Cloud, 1850, p. 32.
Registre de mouvements d’œuvres, 1870-1910, p. 216.
Procès-verbal du 15 mars 1885, no 1.

Plans

Agence des Bâtiments du roi, [1686], « Plan du bas de l’Orangerie », no 148.

Sources figurées

Pérelle, [1654-1670].
Martin, [1687-1694].
Thomassin, 1694, pl. 76 (Mercure et Psyche).
Agence des Bâtiments du roi, fin du xviie-début du xviiie siècle, recueil OZ 87 a, fol. 34.
Agence des Bâtiments du roi (fonds Robert de Cotte), vers 1700, no 1966b (microfilm F 001695) « Mercure et Pandor, dans le jardin de l’Orangerie à Versailles ».
Clarac, 1826-1853, t. III, 1832-1834, pl. 368 B, no 2626 C (Mercure et Hébé ; attr. à Jean Bologne).

Bibliographie

Piganiol de La Force, 1701, p. 395.
Piganiol de La Force, 1764, t. II, p. 292.
Charvet, 1815, p. 42 (Un Enlèvement).
Clarac, 1841-1853, t. V, 1851, p. 322, no 2626 C (Mercure et Hébé ; attr. à Jean Bologne).
Notice du palais de Saint-Cloud, 1845, p. 50, no 327.
Courajod, 1878-1887, t. III, 1887, p. 306, notes 1 et 3.
Michel, 1897, no 276.
Nolhac, 1911, p. 270.
Bulletin des Musées de France, septembre 1929, p. 208.
Samoyault, 1971, p. 156, 176 et 184-185, note 42.
Rosasco, 1980, p. 505-507, no 7.
Bresc-Bautier, Pingeot, 1986, t. II, p. 165-166, no 131.
Benech, Castelluccio, Mabille, 1998, pl. 38 et p. 226.
Maroteaux, 2002, p. 147.
Lagardère, Rousset-Charny, 2004, p. 36-37.
Louvre, 2006, p. 297.
Cat. exp. Louis XIV, 2009, p. 112-113, fig. 10.
Maral, 2013, p. 264-265 (repr.).
Bresc-Bautier, 2019, p. 51, 82, 97, 99, 103 et p. 248-251, cat. 55.

Index

Index iconographique :
Mercure ; Pandore ; Psyché

Cette sculpture appartient à l’ensemble :
Orangerie et pièce d’eau des Suisses

Copyrights

Étapes de publication :
2021-07-21, publication initiale de la notice rédigée par Alexandre Maral et Cyril Pasquier

Pour citer cet article :
Alexandre Maral et Cyril Pasquier, Mercure enlevant Psyché, dit aussi Mercure et Pandore, dans Catalogue des sculptures des jardins de Versailles, mis en ligne le 2021-07-21
https://sculptures-jardins.chateauversailles.fr/notice/notice.php?id=709

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