Apollon vainqueur du serpent PythonDominique Lefebvre (16..-17..)
Apollon vainqueur du serpent Python
Statue
MR 2012
MV 9014
Auteur : Dominique Lefebvre (16..-17..)
1703
Marbre
H. 152 ; L. 70 ; P. 48 cm.
Œuvre issue d’ensembles démantelés
Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Inventaire de 1707 : « Une statue de marbre blanc, en pied, représentant un Apollon ayant la teste couronnée de laurier avec une draperie sur les espaulles et sur le bras gauche, tournante par-derrière le dos et qui tombe le long de la cuisse et de la jambe droite. Il tient de sa main gauche une lyre, apuyée sur un tronc d’arbre, qu’il touche de la main droite, et a le pied gauche appuyé sur le serpent Pithon. Cette figure a, de hauteur, cinq pieds un pouce. Faite par [blanc] ».
Inventaire de 1722 : « Une figure en pied, posant sur la jambe droite, représentant Apollon, ayant derrière le dos un carquois dont le cordon qui l’attache luy traverse le corps, soutient la draperie qui couvre le milieu de la figure. Il tient de la main gauche une lyre posée sur un tronc d’arbre, qui le soutient, et la droite, dont le bras luy traverse le corps, est en action d’en jouer. Il a le pied gauche sur le serpent Pithon. Du dessus de la plinte au sommet de la tête, 5 pieds ».
Paiements mentionnés par les sources comptables à Dominique Lefebvre, pour « deux
figures de marbre qu’il a fait et posé [sic] dans le jardin de Trianon, représentant Apollon et Diane », de juillet à octobre
1703. Autres paiements mentionnés de février à septembre 1704.
Parfait paiement groupé pour les deux statues, à hauteur de 3150 livres, le 10 janvier
1706.
Disposé avant juillet 1703 dans les jardins de Trianon, vraisemblablement dans la
niche de la Salle des marronniers, destination évoquée par le Grand état de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi.
Attesté à partir de 1707 dans la Salle des marronniers.
Transféré à Saint-Cloud entre décembre 1844 et 1845, date à partir de laquelle l’œuvre
est attestée sur le parterre de l’Orangerie.
Revenu à Versailles le 9 mars 1872 et mis en réserve.
Aujourd’hui conservé à Versailles, en réserve à la Petite écurie.
Deux doigts à la main droite et un à la main gauche signalés en 1788 à rapporter,
serpent Python à réparer.
Deux doigts mentionnés en 1805 à refaire.
Index et auriculaire de la main droite refaits à une date inconnue, antérieure à
1864, signalés à consolider en 1864.
Fortement endommagé en 1870-1871 lors de l’occupation prussienne : tête, bras et
lyre cassés (et probablement disparus).
Comptes des Bâtiments du roi, 1664-1715, IV, 946, 1073 ; V, 41.
Grand état de la dépense ordinaire des Bâtiments du roi, 1703, fol. 82vo, no 26.
Inventaire des sculptures, 1707, p. 346-347.
Inventaire des sculptures, 1722, p. 128-129.
État des sculptures des jardins de Trianon, janvier 1775.
Description par Durameau, 1787, p. 172.
État des restaurations à faire aux sculptures de Versailles et de Trianon par Dejoux
en 1788.
Devis des restaurations à faire aux sculptures des jardins de Trianon, juillet-août
1805, no 4.
Inventaire des sculptures des jardins de Versailles, [1819].
Recensement des sculptures des jardins de Versailles et de Trianon par Beaumont, 18 juin
1833.
Lettre de Beaumont à Cailleux du 21 décembre 1844.
Inventaire des sculptures des jardins du château de Saint-Cloud, 1845.
Inventaire du château de Saint-Cloud, 1850, p. 28.
Inventaire du château de Saint-Cloud, 1857, p. 182.
État des sculptures des jardins des résidences impériales, 1863-1864, p. 74.
Registre de mouvements d’œuvres, 1870-1910, p. 1D et 236.
Soulié, 1872, fol. 62-63 (Lettre d’Eudore Soulié du 2 février 1872).
Listes des sculptures transférées de Saint-Cloud au Louvre et à Versailles, février-mars
1872.
Contant de La Motte, 1783, Trianon, no 19.
Picquet, 1821, Salle des marronniers, no 1.
Agence des Bâtiments du roi (fonds Robert de Cotte), vers 1700, no 1998 (microfilm F 001755) « Ces figures sont seulement dégrossies et ne pourront
estre finies que dans un an. Chez le Sr Lefevre, sculpteur. / Les figures représente
[sic] Diane et Apolon, elles ont cinq pieds 1/2 de hauteur / par Le Febvre, sculteur [sic] ».
Schneider, [1855-1870], Photographie no 12 « Vue des jardins prise du palais, 2e étage ».
Piganiol de La Force, 1707, p. 380.
Piganiol de La Force, 1764, t. II, p. 247.
Duchesne, 1804, p. 91.
Duchesne, 1806, p. 94.
Duchesne, 1810, p. 163.
Duchesne, 1815, p. 162.
Duchesne, 1821, p. 131.
Vaysse de Villiers, 1822, p. 187.
Vaysse de Villiers, 1827, p. 248.
Guide du voyageur, 1837, p. 174.
Notice du palais de Saint-Cloud, 1845, p. 45, no 255.
Bulletin des Musées de France, septembre 1929, p. 209.
Marie, 1976, p. 180-181.
Souchal, 1977-1993, t. II, 1981, p. 225-226, no 6 ; t. IV, 1993, p. 139, no 6.
Maral, 2013, p. 298.
Maral, Pasquier, 2018, p. 104, 105 (fig. 10) et 112.
Cat. exp. Chefs-d’œuvre retrouvés, 2022, p. 64-66, cat. 10 (notice d’A. Maral).
Index iconographique :
Apollon ; Dragon ; Python
Cette sculpture appartient à l’ensemble :
Jardin des Marronniers
Étapes de publication :
2021-07-21, publication initiale de la notice rédigée par Alexandre Maral et Cyril Pasquier
Pour citer cet article :
Alexandre Maral et Cyril Pasquier, Apollon vainqueur du serpent Python, dans Catalogue des sculptures des jardins de Versailles, mis en ligne le 2021-07-21
https://sculptures-jardins.chateauversailles.fr/notice/notice.php?id=644