Alexandre Maral, avec la collaboration de Cyril Pasquier
Les catalogues raisonnés d'inventaire de collection de musée produits par la RMN-GP
Logotype du château de Versailles

Caracalla, dit à tort Pyrrhus

Descriptif

Inventaire de 1707 : « Un buste de marbre blanc représentant Pyrrus, de deux pieds six pouces jusqu’à l’extrémité du casque; ce casque est orné d’un dragon ailé en cime, au quel manque la teste, et le buste est monté sur une draperie de marbre noir, en manière de frange, qui tombe sur l’extrémité de l’épaule gauche, et posé sur un pied d’ouche ».

Inventaire de 1722 : « Un buste idem [de deux pieds de haut sur un pied 9 pouces de large], dont le corps, qui est envelopé d’un morceau de draperie, est de marbre noir, cassé à l’épaule droite, la tête de marbre blanc, coeffé d’un casque sur lequel est un dragon volant dont la tête est de plâtre. C’est une copie du Caracalla antique, quoyque sur son piédouche de marbre mêlé et de forme quarré soit gravé Pirrus ».

Historique

Probablement le buste attesté en 1701 dans les jardins de Marly, dans la Salle des Bois du côté de Marly, qui avait été disposé à cet emplacement sur ordre de Louis XIV du 22 août 1699, après retrait de l’un des vestibules du pavillon Royal de Marly, ou en novembre 1699, en provenance des magasins de Paris ou de Marly ; ce même buste attesté en 1707, au même endroit, au bassin des Carpes du côté de Marly.
Disposé entre 1711 et 1722 dans la Salle des Olives, le plan de Pierre Lepautre n’indiquant pas de sculptures dans cette Salle, qui prend ensuite le nom de Salle des Empereurs.
Déposé en novembre 1775, lors du démantèlement de la Salle des Empereurs, dans un magasin à l’extrémité sud des jardins du Grand Trianon.
Peut-être installé en 1776 à l’Amphithéâtre des marronniers, deux bustes de Caracalla y étant attestés en 1785-1786 et 1788.
Vraisemblablement retiré entre 1788 et 1804, en même temps que la plupart des bustes qui provenaient de l’ancienne Salle des Empereurs.
Inventorié en magasin à Versailles par l’inventaire des Musées royaux sous le nom de Pyrrhus, avec une hauteur de 70 cm.
Inventorié en 1850 en magasin à Versailles, rue de la Chancellerie.
Aujourd’hui non localisé.

Tête du dragon mentionnée manquante par l’inventaire de 1707 et en plâtre par celui de 1722, qui précise que le buste est cassé à l’épaule droite.
Peut-être le buste de Caracalla, localisé à l’Amphithéâtre des marronniers, auquel plusieurs morceaux de draperie et de lambrequins et une oreille sont signalés en 1788 à rétablir et la tête, « trop penchée sur l’épaule », à replacer.
Signalé à restaurer par l’inventaire des Musées royaux.

Plans

Contant de La Motte, 1783, Trianon, no 29.

Bibliographie

Piganiol de La Force, 1701, p. 378 (Pyrrhus).
Piganiol de La Force, 1707, p. 403 (Pyrrhus).
Dezallier d’Argenville, 1779, p. 159 (non désigné).
Thiéry, 1788, t. II, p. 432.
Benech, Castelluccio, Mabille, 1998, pl.6 et p. 222.
Maral, Pasquier, 2018, p. 107, 114 et 118.
Bresc-Bautier, 2019, p.47-48 et p.434-438, cat.134 (œuvre en rapport).

Index

Index iconographique :
Caracalla ; Dragon ; Pyrrhus

Cette sculpture appartient à l’ensemble :
Salles vertes

Copyrights

Étapes de publication :
2021-07-21, publication initiale de la notice rédigée par Alexandre Maral et Cyril Pasquier

Pour citer cet article :
Alexandre Maral et Cyril Pasquier, Caracalla, dit à tort Pyrrhus, dans Catalogue des sculptures des jardins de Versailles, mis en ligne le 2021-07-21
https://sculptures-jardins.chateauversailles.fr/notice/notice.php?id=1149

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